Merci à Yves Simon et à ceux qui m'ont témoignés leur amitié

Publié le par Monsieur Guy

Merci Yves pour ce portrait que tu as fais de moi dans Libération.(  A lire sur le site de Yves Simon )

 

Drôle de mot que ce mot là: merci. Il est, comme ici, bien peu, mais c'est en même temps une chance qu'il soit si  peu. Il me contraint à préciser ma satisfaction  qui va au-delà d'un plaisir narcissique.

 

En ouvrant ce blog j'aurais dut, mais je n'ai pas su me présenter. Grâce à toi Yves c'est chose faite. Je me sens un peu plus libre de mes mots.

 

Je ne peux pas et ne saurais jamais occupé la place de celui qui sait. Cette pose serait une imposture. Je suis un ignorant de par nature,  plus j'avance plus l'ignorance prend la figure de l'infini. C'est pour m'approcher d'elle que j'ai éprouvé le besoin de la parole. Ecrire, sur son sable...

 

J'aime à dire et surtout à penser que le théâtre et le lieu de la rencontre de la singularité de chacun et de l'universalité de tous.

 

Je sais si peu du théâtre, et lui sait tant de moi, de nous.

 

J'ai ouvert ce blog il y a deux mois avec la prétention de faire des articles en direct du festival d'Avignon. Je n'ai réussi qu'à en écrire deux, tout le temps du festival. Les raisons en sont simples. Bien qu'ayant vu plusieurs spectacles dignes d'éloges, je n'étais pas capable, par ma difficulté à écrire et mon manque de réactivité, à produire un article en si peu de temps.

 

Car il me faut du temps. Je ne m'empresse pas d'aimer ou de ne pas aimer un spectacle et encore moins de le dire. Un bon spectacle ne s'arrête pas le rideau baissé. Je ne suis pas un consommateur de spectacle. Le festival d'Avignon est à chaque fois pour moi, depuis cinq années, une expérience unique.  Quand dans une même journée il est possible de voir plusieurs beaux spectacles, la qualité étant au rendez-vous, c'est la journée elle même qui devient spectaculaire.

 

Chaque année je pars au festival avec des motivations, des préoccupations différentes, et le festival terminé j'ai appris du théâtre et de moi, j'ai avancé dans mon parcours. Cette année c'est l'ignorance qui me préoccupait, ne pas savoir, quel savoir? Se faire avoir par le discours du maître, s'avoir soi-même par sa supposé maîtrise? Au théâtre, çà-voir ou savoir?

 

Je reviendrais sur ces spectacles, ces créations qui m'ont permis d'avancer dans cette problématique, mais je vais les citer dans un premier temps: Le Tartuffe de Brigitte Jaques-Wajeman , au Château de Grignan, Occident  de Rémi Devos mise en scène de François Bergoin à la Manufacture, Hamelin de Juan Mayorga mise en scène de Christophe Sermet aux Doms, Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare par les 26000 couverts, Turandot ou le Congrès des blanchisseurs de Brecht mise en scène de Mirabelle Rousseau, et Modeste contribution de Dominique Wittorski à la Caserne des Pompiers.

 

Tous ces spectacles, interrogent à leurs manières la place de ceux supposés savoir, l'hypocrisie,  la perversion et les limites de leurs langages, et dans un même temps fragilise et rendent incertaines les limites  non seulement physiques, mais aussi mentales, de l'espace  et du rapport public-scène.

 

Merci à Jacques Rancière qui m'a permis d'avancer encore après Avignon avec son superbe travail "Le spectateur émancipé" aux Editions de la Fabrique.

Pour ceux qui comme moi n'ont pu assister à sa conférence au Théâtre des Idées à Avignon, le lien pour l'entendre: Théâtre de Idées Jacque Rancière

 

 

 

Publié dans Théâtre

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Nor Malika 09/10/2009 15:51


Bonjour,
J'ai égaré votre e-mail,j'étais en attente de votre réponse sur mon texte.J'ai besoin à présent pour continuer mes recherches de savoir où vous en êtes, est-ce que vous l'avez lu, est-ce que vous
l'avez fait circuler? si vous ne répondez pas je considérerais à la fin du mois qu'une porte se referme et que vous n'êtes pas intéressé. Il est important pour moi, de ne pas être en attente trop
longtemps par rapport à ce que j'écris ou autre (photos, peintures, collages...)car cela me sape mon énergie.
Bonne chance à vous,
Bien cordialement
Malika


Nor 30/08/2009 12:13

Bonjour,
Ceci n'est pas un commentaire, mais une demande, une bouteille à la mer avant le prochain hiver... j'ai travaillé au 115, n° d'urgence pour les sans-abris, ce que j'y ai entendu m'a semblé tellement incroyable que j'en ai écrit une pièce de théâtre en restant fidèle (à quelques exceptions près) aux parles des personnes qui demandent un lit, ne serait-ce que pour une nuit.
Une amie professeur de littérature m'a aidée pour le découpage des scènes et la mise en forme.
Je cherche à faire circuler ce texte pour que quelqu'un puisse la mettre en scène et faire entendre ces voix.
Merci de m'indiquer des personnes où des organismes qui seraient intéressées.
Merci pour votre blog que je viens de découvrir et qui me touche.
J'ai vécu à côté du théâtre des Amandiers à Nanterre, où j'ai pu entrée dès mon enfance, grâce au gardien puis à mon frère qui y était éclairagiste. Même si je ne comprenais pas tout, j'y aimais les odeurs, les bruits, le chuchotements avant le levée de rideau.j'ai eu la chance d'allée au festival d'Avignon à 15 ans...Bref, merci à tout ceux qui contribuent à ce que des gamins de banlieue puissent accéder à la culture, aux mots et à la beauté.
Elle n'a pas sauvée mes frères et soeurs mais moi si. C'est une partie de ce cadeau que je voudrais redistribuer.
Bonne journée
Dites moi non, m.... si mon projet ne vous intéresse pas, mais dites moi quelques chose !
Malika Nor

Monsieur Guy 01/09/2009 17:01



Bonjour Malika, votre bouteille c'est échouée sur la plage de ma sensibilité à votre intérêt pour ceux dont les voix ne nous parviennent que rarement où alors à travers le spectacle de
l'information ou celui de la charité exhibitionniste.


Vous pouvez me joindre au 06 07 19 42 23 ou 01 69 44 99 31 gflattot@orange.fr